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Essai Smart Electrique
 
Essai de la Smart Electrique :

Ce mois-ci, c'est au tour de la petite smart dans sa version électrique d'être essayée par Eco-Mobile.


Voiture de ville par excellence, nous attendions depuis longtemps sa version électrique, promise depuis quelques années. En effet, les premiers prototypes évoluaient déjà depuis 2006 dans la ville de Londres, puis à Berlin dès 2009, aux mains que quelques privilégiés. Certes, leur autonomie était encore limitée à 80 km, de même que leur vitesse de pointe (chose peu importante pour des voitures confinées à la ville), mais ce test grandeur nature et en situation a permis à Mercedes, propriétaire de la marque, d’engranger des milliers km qui ont permis de faire évoluer l’engin vers ce dont nous pouvons profiter à présent vous et moi. 

La Smart est en effet disponible depuis le mois de novembre 2012 et les premières mises à la vente ont rapidement trouvé acquéreur. 
 
 
 
 
C’est ce modèle que nous vous présentons ce mois ci, mis à notre disposition pour 5 jours par le Garage Smart Auderghem. Cerise sur le gâteau, ce sera la version cabriolet. Bon, d’accord, il est vrai que nous sommes en décembre, qu’il fait froid, gris et qu’il pleut tout le temps…et que je ne pourrai donc pas une seule fois rouler décapoté ! Mais l’intention était louable !!!
 
 
Conception d’ensemble :
 

La Smart électrique, c’est une Smart… pratiquement comme une autre. Rien ne permet de distinguer le modèle électrique de sa sœur thermique, excepté que le modèle mis à notre disposition est vert et blanc et qu’un petit écusson spécifique arbore son flanc.
 
 
 
Ceux qui ont déjà roulé avec cette petite puce de deux places ne seront en rien dépaysés. Inutile donc de s’appesantir sur une conception d’ensemble archi connue depuis des années.
 
Concernant la partie électrique, nous trouvons un moteur placé à l’arrière, une batterie située sous le plancher, une « boîte » automatique (une marche avant -en 3 modes, nous y reviendrons-, une marche arrière, une position neutre, une parking et c’est tout), …
 
Au total, 56CV, une vitesse de pointe de 125 km/h et une agilité hors norme malgré un poids d’un peu plus de 900kg (ah, les batteries !…). C’est que la Smart reste une voiture très bien construite et qu’aucune concession n’a été faite sur la sécurité : c’est du costaud et la version électrique ne déroge pas à la règle.
 
 
 
Bienvenue à bord :
 

A l’intérieur, tout est identique… sauf que les deux compteurs fixés au-dessus du tableau de bord nous indiquent l’état de charge de la batterie d’une part, et votre type de conduite (charge, éco ou énergivore) d’autre part. Le pied droit sur le frein, on tourne la clef de contact pour voir s’afficher le sigle « ready » au tableau de bord, on passe en D, et c’est parti dans un silence inconnu à bord d’une Smart ! 

Machinalement, je sens les palettes au volant (comme sur les boîtes robotisées) et je m’interroge : à quoi servent-elles, puisqu’il n’y a pas de « boîte » de vitesse ???
Petite astuce, comme ses autres consœurs électriques, la Smart est équipée de trois modes de conduite, en fonction du type de frein moteur et donc de recharge (voir l’essai de la Mistubishi I-Miev). Et ces modes sont sélectionnables via les deux palettes situées sous le volant : celles de droite pour le mode D+ (beaucoup de freins moteur) et celle de gauche pour le mode D- (peu de frein moteur). Entre les deux, …le mode D, ni trop peu, ni trop !!! Personnellement, j’aime beaucoup le mode D+ car il permet pratiquement de se passer de la pédale de frein et de ne rouler qu’au « gaz » ! Une fois l’habitude prise, c’est un vrai régal.
 

Le tableau de bord vous indique également en permanence votre cote de conduite éco (en % SVP, comme à l’école), histoire de favoriser au maximum votre bilan énergétique et donc votre autonomie. A ce petit jeu, les 100% sont atteignables (cela fait longtemps que cela ne m’était plus arrivé, si ce fut le cas un jour, d’ailleurs) et mon autonomie au premier jour atteindra au final 125 km (pour 140 km théoriques), malgré des conditions climatiques défavorables (voir plus loin).
 
 
 
Si sa vitesse de pointe est largement suffisante, c’est évidemment sur autoroute qu’une voiture électrique consomme le plus. Ce n’est vraiment pas son terrain de prédilection, surtout pour une Smart, même si elle s’en sort plutôt bien. Une fois sur les routes provinciales, puis en ville, on sent tout de suite que la voiture est totalement dans son élément, avec une conso très faible, une autonomie maximisée et surtout un plaisir de conduite inégalé. Un régal.
 
Tiens, j’ai une idée : l’un de mes amis roule en Smart. Passons chez lui pour lui demander ce qu’il en pense. Au bout de quelques km, sa principale réflexion est la suivante : « c’est exactement comme la mienne…mais en mieux !!!  Agile, nerveuse… mais surtout, quel silence ! ». Il est vrai que le principal défaut de la Smart « normale » est le bruit : le moteur ronronne particulièrement (c’est un trois cylindres) et se fait bien remarquer dès que le régime s’accélère un tantinet. Ici, rien de tel, c’est le monde du silence et seuls les bruits de vents se font entendre, ainsi que le léger sifflement du moteur électrique. Conquit, l’ami !!!
 
 
Fonction « Boost »…
 

La Smart électrique est vive, mais reste très douce …si, comme moi, on ne remarque pas tout de suite la fonction « boost ». N’ayant pas l’habitude d’écraser la pédale d’accélérateur comme un damné, ce n’est que le dernier jour que je constate cette fonction. Vous pouvez en effet passer brièvement de 56 à 88cv (oui, oui, vous avez bien lu) en forçant votre appui sur la pédale d’accélérateur, au-delà d’une première résistance, pour vous sentir bondir en avant par une accélération qui, sans vous coller au siège (quoi que !), vous permet de démarrer vraiment très fort ou d’effectuer un dépassement sans devoir s’éterniser. Bien entendu, à utiliser avec modération, consommation oblige !
 
 
 
Passons à la pompe, c'est-à-dire à la prise de ma maison : le câble de charge se situe dans la porte du coffre arrière, en lieu et place des barres de toit de cette version cabriolet. C’était apparemment l’un ou l’autre et Smart à choisi. 
Un gros câble jaune torsadé (plus facile à ranger dans ce petit emplacement mais également plus court qu’un câble traditionnel, m’obligeant à me rapprocher fortement du mur !), un prise 220V d’un côté, la fiche spéciale de l’autre et c’est parti… ah, tiens, non !? C’est vrai, il y a une procédure bien définie. La Smart est équipée d’un système qui permet, comme la Leaf, de programmer l’heure de départ (et non le début de la charge comme j’ai cru d’abord comprendre) afin que le véhicule soit chargé et prêt à l’heure dite, y compris un habitacle chauffé à 20°C : je programme donc l’heure, je ferme à clefs, enfonce la fiche dans la prise 220V puis celle dans la voiture : la lumière orange m’indique que la prise est bien installée et devient verte dès le début de la charge. 7 heures suffiront à la charger complètement.
 
 
 
Le lendemain, la Smart est à nouveau fin prête. 
 
On est reparti sur la route. L’essai d’un véhicule électrique en hiver ne le place pas nécessairement à son avantage : les batteries ont un moins bon rendement par basse température, il fait froid et humide d’où la nécessité de faire fonctionner ventilation et chauffage… d’où un gros impact sur l’autonomie de la voiture. On met le chauffage, vlan !, 10 km de moins en autonomie ; un peu de ventilation contre la buée, idem, le siège chauffant, rebelote. On en vient finalement à utiliser tout cela avec parcimonie et à couper ventilation et/ou chauffage dès que cela n’est plus nécessaire. En bref, on devient un pro de la chasse au gaspi.
 
 
 
En ce qui concerne l’équipement, la Smart ne peut renier sa filiation avec la marque à l’étoile avec un équipement restreint et une liste d’options (ou de personnalisation, si vous préférez le terme) longue comme un jour sans pain. Pour plus de précisions, consultez le site Smart.
 
 
 
 
 
La meilleure des Smarts ?
 
 
La Smart est affichée à partir de 19.239 euros … ou de 24.079 euros . Pourquoi deux prix, me direz-vous. C’est très simple, la marque vous propose soit l’achat du véhicule complet, avec ses batteries, soit l’achat du véhicule et les batteries en location, qui vous serons facturées 65 euros/mois (avec un max de 120 mois). Cette dernière solution permet une substantielle économie à l’achat et la garantie de pouvoir profiter durant 10 années de batteries parfaitement au top. Toutefois, à ma question si le client pouvait espérer dans 5 ans un remplacement par un pack batterie actualisé et donc forcément plus performant (cette technologie évoluant très vite, les batteries auront probablement dans 5 ans doublé leur capacité et cela m’étonnerait que les packs actuels existent encore), il me fut répondu par la négative. Dommage… et plutôt étonnant.
 
 
 
J’estime que les constructeurs pourraient faire ce geste envers leur clientèle qui prend le risque aujourd’hui de se tourner vers une technologie « nouvelle », en perpétuelle évolution et encore pleine d’inconnues (valeur de revente, évolution des batteries et de l’autonomie, fiabilité et prise en charge de la garantie, évolution technologique…). A fortiori si la possibilité d’une location des batteries est proposée.  Soit…ou à creuser !
 
 
 
Pour la version Cabrio comme celle de l’essai, comptez environ 3.000 euros de plus.
 
 
 
Cette année, la réduction d’impôts pour véhicule à zéro émission a été malheureusement été supprimée mais les habitants de Wallonie pourront encore compter sur une prime de 2500 euros. Jusqu’à quand ?!
 
 
La Smart à électrons n’est donc pas donnée. Elle vous coûtera bien 8.000 euros de plus que la version thermique, sans compter les 65 euros mensuels du pack batterie. Certes, on se rattrapera en partie sur son coût d’entretien quasi nul, sa consommation très mesurée, le plaisir de conduire que l’on ressent à son volant, son effet positif sur l’environnement… 
En définitive, j’ai presque envie de dire que si vous désirez acheter une Smart, prenez plutôt celle-là. Elle a tout de la Smart… mais en mieux, et à condition d’y mettre le prix!
 
 
 
Nous, on a bien aimé, en tout cas !
 
 
 
Mais il est temps de rendre la Smart, de la mettre en charge et de récupérer ma voiture, à essence, celle-là. 
J’ai la désagréable surprise de constater que… la batterie est complètement à plat. Je dois m’en retourner, un peu gêné (pour ne pas dire autre choses!), vers le sympathique concessionnaire pour lui demander... un peu de courant pour m’aider à repartir.  Aaahhh, tout de même... ces voitures thermiques!!!
 
 
 
Merci à la concession Smart Mannès d’Auderghem et à toute son équipe pour nous avoir offert la possibilité d’essayer cette version électrique de la Smart …et pour le coup de charge à ma voiture !!!.